Un ancien directeur de la NSA rejoint le conseil d’administration d’Amazon

Un ancien directeur de la NSA rejoint le conseil d’administration d’Amazon


Nommé sous l’administration Bush, le général Keith Alexander a dirigé de 2005 à 2013 la NSA, l’Agence nationale de la sécurité américaine, dont les missions principales sont le renseignement électronique et la sécurité des communications des Etats-Unis. Il rejoint ce mois le conseil d’administration d’Amazon, le géant américain du commerce électronique et des services numériques aux professionnels, a-t-on appris mercredi 9 septembre, dans un document public destiné à la SEC, le gendarme boursier américain.

Il assumera la codirection du comité d’audit, chargé de superviser les experts qui évaluent les performances du géant du commerce électronique et rédigent les rapports boursiers trimestriels. L’une des missions de ce comité est de « contrôler les qualifications, l’indépendance, et les performances des auditeurs indépendants de l’entreprise », comme le précise Amazon.

Lire aussi Keith Alexander, le « pacha » de la NSA

Un des artisans du programme informatique Prism

Keith Alexander incarne le visage public de la surveillance électronique de masse, dont le lanceur d’alerte Edward Snowden avait révélé l’ampleur en 2013 en dévoilant de nombreux documents de la NSA. Il avait alors dévoilé que l’agence au budget de plusieurs milliards de dollars surveillait non seulement les autres nations, mais aussi les citoyens américains sur le sol national, un fait pourtant publiquement nié par Keith Alexander à de nombreuses reprises de 2012 à 2013.

Le nom de Keith Alexander est mêlé à divers outils de surveillance électronique, dont un moteur de récupération de données électroniques personnelles particulièrement controversé, Prism, capable de puiser dans les informations collectées par Google, Microsoft, Yahoo, Facebook, Apple et YouTube.

Article réservé à nos abonnés Lire aussi Les confessions d’un maître de l’espionnage français

Alors qu’il dirigeait la NSA, Keith Alexander a également pris la direction du cybercommandement militaire étasunien sous l’administration Obama de 2010 à 2013. Agé de 61 ans lorsqu’il prit sa retraite militaire en octobre 2013, Keith Alexander monta l’année suivante une entreprise de cybersécurité, IronNet, qu’il continue de diriger, et a présidé CSRA de 2015 à 2018, une entreprise de technologie qui travaille pour le gouvernement américain.

Lire aussi : La disgrâce de Keith Alexander, « l’empereur » du renseignement



Lien de l’article original

Laisser un commentaire