Sony dévoile l’aspect de sa nouvelle console et ses premiers jeux

Sony dévoile l’aspect de sa nouvelle console et ses premiers jeux


Une console, un visuel, et une vingtaine de jeux : Sony a dévoilé, à l’occasion d’une conférence en ligne d’un peu plus d’une heure, ses plans pour la PlayStation 5.

La console enfin révélée

C’était le clou du spectacle, mais on ne vous fera pas attendre plus longtemps : Sony a terminé cette série d’annonces en révélant pour la première fois le design de sa future PlayStation 5. Un cœur noir, enrobé dans deux pétales de plastique blanc, qu’il est possible de poser aussi bien verticalement qu’horizontalement, sur un pied prévu à cet effet : ce design très futuriste, à des kilomètres de la sobriété tout en angles de sa future concurrente, la Xbox Series X, n’a laissé aucun observateur indifférent.

On a également appris que la PlayStation 5 existera en deux modèles, l’un classique, capable de lire les disques Blu-Ray, et une « digital edition », sans lecteur de disque, pour les joueurs qui préféreront télécharger leurs jeux plutôt que de les acheter dans le commerce. Les deux modèles devraient cependant embarquer le même matériel, c’est-à-dire un processeur AMD Zen 2, une version maison de la carte graphique AMD RDNA 2 supportant le 8K (ou le 4K 120Hz), ainsi qu’un disque dur SSD de 825 gigaoctets garantissant des temps de chargement rapides.

Quelques accessoires ont aussi été montrés : outre la manette DualSense que l’on connaissait déjà, et dont le design tranche avec celui des précédentes consoles de Sony, on a ainsi découvert sa caméra HD, son casque Pulse 3D, ou encore son indispensable télécommande.

A l’issue de cette vidéo d’annonces, deux informations encore capitales restent à dévoiler : le prix de la machine, et sa date de sortie. Pour l’heure, elle reste prévue pour le quatrième trimestre 2020, sans davantage de précisions.

Des jeux exclusifs

Une console, c’est avant tout des jeux. Pour la première fois, Sony a dévoilé des images des futurs jeux qui tourneront sur PlayStation 5 (et, aussi, souvent, Xbox Series X ou sur PC). On en a compté vingt-six, et si une poignée d’entre eux étaient déjà connus, la plupart étaient des découvertes.

La vidéo d’annonces s’est ouverte et refermée avec les images de deux superproductions, deux suites à des jeux qui ont fortement marqué de leur empreinte la ludothèque de la PlayStation 4. Le premier, Spider-Man Miles Morales, dans la droite ligne du Spider-Man sorti exclusivement sur PlayStation 4 en 2018, devrait sortir dès la fin de l’année 2020. Le second, Horizon Forbidden West, n’a pour l’heure pas de date de sortie officielle.

D’autres jeux exclusifs à la future PlayStation 5 ont été dévoilés, à l’image du jeu de course Gran Turismo 7, du jeu d’action Ratchet & Clank Rift Apart, ou encore du mystérieux Project Athia. Un titre mêlant parkour et éléments de fantasy, édité par une entreprise extérieure à Sony (Square Enix, pour ne pas la citer), mais qui ne sortira que sur PlayStation 5 (et, nous explique-t-on en petits caractères, sur PC). Aucun de ces jeux n’a pour l’heure de date de sortie officielle.

Les bonnes surprises

D’autres éditeurs tiers ont d’ailleurs réservé des images croustillantes à Sony, comme le studio japonais Tango Gameworks et le studio français Arkane (tous deux propriétés de l’américain ZeniMax Media), qui ont dévoilé plus en détail deux jeux dont on connaissait déjà l’existence, mais que l’on a enfin pu découvrir en action : le jeu d’horreur GhostWire : Tokyo et le jeu d’action acrobatique Deathloop. Le premier sortira en 2021, le second, on ne sait pas.

Des jeux qui ne seront pas, eux, exclusifs à la console de Sony, pas davantage que ne le sera le prochain jeu de la saga horrifique Resident Evil, baptisé Resident Evil VIII : Village. Si des rumeurs plus qu’insistantes couraient déjà à son sujet depuis des mois, l’annonce de la PlayStation 5 a été l’occasion pour l’éditeur Capcom de montrer des images de ce titre qui sortira en 2021.

Au chapitre des super productions, il convient également de citer Hitman III, prévu pour janvier 2021, dont on a pu apercevoir quelques images vertigineuses, extraites d’une mission se déroulant à Dubaï.

Ce sont cependant des productions a priori plus modestes qui ont retenu notre attention – car plus inattendues. A l’image de Stray, le nouveau jeu de l’usine à tubes Annapurna, décrivant une société futuriste peuplée de robots et de… chats livreurs de colis. Sortie prévue en 2021, tout comme Solar Ash, autre jeu de l’écurie Annapurna, signé par les créateurs du très beau Hyperlight Drifter.

Citons également Returnal, et son ambiance d’Un Jour Sans Fin dans l’espace (en probablement moins rigolo ; pas de date de sortie annoncée), ou encore le retour que l’on espère gagnant du studio Superbrothers, qui avait contribué à révolutionner le jeu indépendant narratif en 2011 avec Sword and Sworcery EP. L’ambiance science-fiction de leur nouveau jeu, Jett – The Far Shore, a l’air très prometteur : bonne nouvelle, il sort dès la fin de l’année.

On attend moins de surprise de la part d’Oddworld Soulstorm, mais signalons-le tout de même, ne serait-ce que parce qu’on est contents de retrouver les Mudokons, ce peuple de gentils monstres réduits en esclavage et tâchant de briser leurs chaînes depuis L’Odyssée d’Abe, premier épisode de la série, sorti il y a 23 ans déjà. Il sortira d’abord sur PlayStation 4 et 5 ainsi que sur PC – et, on le devine, un jour sur Xbox.

Deux titres pour finir, l’un dont on sait déjà tout, et l’autre dont on ne sait encore rien, et que l’on attend pourtant tout autant. Le premier, c’est le remake de Demon’s Souls, jeu de rôle sans pitié sorti en 2009, et largement éclipsé par ses suites, directes ou spirituelles : Dark Souls, Bloodborne et Sekiro. On ne sait pas quand il sort, mais on a déjà hâte de le (re) découvrir.

Comme on a hâte de découvrir plus avant Pragmata. Ce jeu, développé par Capcom, ne sortira pas avant 2022, mais déjà, son univers délirant nous fascine, évoquant l’étrangeté dérangeante de Death Stranding, l’un des meilleurs jeux de l’année passée. Il va falloir prendre son mal en patience.



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