Samsung et TSMC vont augmenter les prix de leurs puces

Samsung et TSMC vont augmenter les prix de leurs puces



Samsung et TSMC, les deux plus grands fabricants de semiconducteurs, ont prévu d’augmenter les tarifs de leurs circuits dès la mi-2022. Une hausse jusqu’à 20% qui se répercutera sur les prix de nombreux appareils électroniques.

L’inflation qui frappe déjà de nombreux secteurs de notre quotidien depuis quelques mois n’est pas près de s’arrêter. Après l’énergie (électricité, gaz, pétrole), les produits alimentaires (et pas uniquement les dérivés du blé), les matériaux de construction et d’innombrables services, elle pourrait toucher aussi des appareils électroniques de premier plan, comme les ordinateurs, les téléphones, les consoles de jeu, les dispositifs de stockage, les téléviseurs, les accessoires mobiles et les objets connectés. En clair, la plupart des éléments qui peuplent notre monde numérique ! Et, cette fois, l’augmentation des prix ne sera pas simplement due à la spéculation résultant d’une pénurie – ou de la crainte d’une pénurie : elle sera directement liée aux hausses de tarifs que préparaient Samsung et TSMC.

TSMC et Samsung : des puces jusqu’à 20 % plus chères  

De fait, comme l’a dévoilé Bloomberg, les deux plus grands fondeurs de semiconducteurs au monde envisagent d’augmenter très sensiblement les prix des puces qu’ils réalisent dans leurs usines spécialisées. Des circuits électroniques de haute technologie que le Coréen (Samsung Semiconductor) et le Taiwanais (Taiwan Semiconductor Manufacturing Company) fabriquent pour le compte d’autres entreprises high tech, parmi lesquelles Apple, Nvidia, AMD, Intel, Qualcomm, Mediatek, Broadcom ou encore Hi-Silicon. Autrement dit, tous les géants de l’industrie qui confient à ces deux spécialistes la production des puces (processeurs, circuits graphiques, SoC, contrôleurs, etc.) intégrées dans leurs produits. 

Et les hausses annoncées n’ont rien de symbolique : car si TSMC a déjà prévenu ses clients d’une augmentation de 5 à 8 %, Samsung envisagerait plutôt une majoration de 15 à 20 % ! Mais ces réévaluations s’ajoutent aux précédentes, TSMC ayant augmenté ses tarifs de 20 `l’an dernier. Pour justifier ces réajustements de tarifs, les fondeurs mettent en avant des coûts plus élevés, à la fois pour l’approvisionnement en matières premières, en transport et en production. Ainsi, les fournisseurs comme ASML, le fabricant néerlandais de machines de photolithographie utilisées pour réaliser les composants, répercutent leurs propres surcoûts sur leurs clients tels que TSMC et Samsung. Dans le même temps, les graveurs doivent assurer de lourds investissements dans des lignes de production de nouvelle génération, pour produire des composants en technologies 3 et 5 nm, pour les puces qui seront utilisées dans les prochains produits d’Apple par exemple.   

Circuits électroniques : une augmentation qui se répercutera sur tous les appareils

Ces augmentations ne seront évidemment pas sans conséquence pour les consommateurs. Car les clients de Samsung et de TSMC répercuteront évidemment ces hausses dans les tarifs de leurs propres produits. Certes, les prix des smartphones, des ordinateurs, des écrans et des autres appareils électroniques n’augmenteront pas dans les mêmes proportions, car les puces ne représentent qu’une partie de leurs composants et de leurs coûts. Mais ces petits suppléments s’ajouteront à d’autres, liés notamment au transport comme à la pénurie générale qui perdure. Et il y a fort à parier que, même sans flamber, les prix de tous les produits high tech soient revus à la hausse dans les prochains mois, à défaut de baisser ou, à la rigueur, de stagner, comme on aurait pu l’espérer. Sans même parler de l’iPhone 14 qui risque d’être plus cher que ses prédécesseurs, n’espérez donc pas voir les tarifs fléchir fin 2022 et en 2023. En clair, si vous voyez passez une bonne affaire d’ici la fin de l’année, n’attendez pas ! 



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