Piratage : les opérateurs français bloquent l’accès à 36 sites de streaming

Piratage : les opérateurs français bloquent l’accès à 36 sites de streaming



Suite à une action en justice entamée par des ayants droit, Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR ont été contraints de bloquer l’accès à 36 sites de streaming illégal.

Pendant que le Gouvernement peaufine le projet de loi qui concrétisera la fusion du Conseil supérieur de l’audiovisuel (CSA) et de la Haute Autorité pour la diffusion des œuvres et la protection des droits sur internet (Hadopi) pour forer une nouvelle entité baptisée Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique (Arcom), la lutte contre le piratage de contenus protégés par le droit d’auteur continue. Ainsi, le tribunal de Paris vient de trancher en faveur d’ayants droit qui avaient déposé une plainte commune par l’intermédiaire de la Fédération nationale des éditeurs de films, du Centre national du Cinéma, de l’Union des producteurs de Cinéma et du Syndicat de l’édition vidéo numérique.

La décision de justice qui résulte de cette action impose désormais aux fournisseurs d’accès à Internet français de bloquer l’accès à 36 sites proposant de regarder illégalement des contenus en streaming. Les abonnés à Bouygues Telecom, Free, Orange et SFR ne pourront ainsi plus accéder directement aux sites suivants :

– Allostream

– Annuaire-telechargement-ec

– Annuaire-telechargement-fr

– ATFUT

– DivxTOP

– DPSTREAM

– DPStreaming

– ETOPOP

– EXTV

– Filme-Streaming

– Filmcomplet

– FilmStreamingg1

– FilmStreaming1FV

– Filmz

– FRStream

– Full-Serie

– HDS-Streaming

– HDSS

– LibertyVF

– N1Streaming

– Papystreaming

– Planet-Streaming1

– Radego

– Serie-Streaming

– Seriecomplete

– SKStream

– Streamcomplet

– Streamdirect

– Streaming-VOSTFR

– StreamingDIVX1

– Time2watch

– VKStreaming

– Voir-Films-Series

– VOSTFRSerie

– Wikiserie

– YTS

Cette mesure assez radicale prolonge le blocage déjà mis en place par Google suite aux plaintes continuelles des mêmes ayants droit. Un blocage qui pénalise de nombreux sites pirates populaires, les obligeant à changer régulièrement d’adresse (URL) pour mieux brouiller les pistes. Mais en voulant échapper ainsi aux radars, les traqueurs populaires ont aussi perdu leurs adaptes les moins informés, qui ne retrouvaient facilement plus leur trace, tout en favorisant la multiplication de clones encore plus douteux comme nous l’expliquions il y a déjà plusieurs mois (voir notre article).

Ces mesures anti piratage, qui risquent de s’intensifier dans les prochains mois avec les nouveaux dispositifs que l’Arcom mettra en place, accompagnent le développement des plateformes diffusant légalement dus contenus audiovisuels, comme en témoigne le succès insolent de Netflix et de Spotify – en attendant celui des nouveaux arrivants comme Disney ou Apple. Mais aussi efficaces qu’elles soient, elles ne suffisent pas à endiguer complètement le partage illégal de films, de séries, de musiques, de jeux et de logiciels. Car si les systèmes en Peer-to-peer (P2P) sont toujours très surveillés, les solutions utilisant le téléchargement direct continuent de fonctionner.

Certes, les amateurs de contenus illégaux auront davantage de difficultés à « faire le plein » par les voies habituelles. mais l’utilisation d’un VPN suffit généralement à contourner les mesures de blocage imposées aux opérateurs Internet. Et si Google déréférence régulièrement les sites traqueurs les plus célèbres, il est très facile de les retrouver avec des moteurs de recherche comme Qwant ou DuckDuckGo, même quand ils changent d’adresse. Un simple est sur des sites comme LibertyLandTV ou Zone Annuaire – successeur du fameux Zone Téléchargement – suffit pour le vérifier…



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