Le site de vente en ligne Wish va disparaître des grands moteurs de recherche en France

Le site de vente en ligne Wish va disparaître des grands moteurs de recherche en France


Une telle mesure est rare. Mais après une enquête de la Direction générale de la concurrence, de la consommation et de la répression des fraudes (DGCCRF), le site et l’application Wish devraient disparaître des grands moteurs de recherche comme Google, et des magasins d’application.

La conformité et la sécurité de très nombreux produits mis en ligne par la plate-forme sont pointées du doigt, rapporte, mercredi 24 novembre, Le Parisien qui cite le ministère de l’économie. L’accès au site de Wish sera en revanche toujours possible en tapant l’adresse directement.

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Sur 140 produits vendus sur Wish et analysés par la DGCCRF, un nombre important avait été identifié comme non conformes. Ainsi, 90 % des appareils électriques analysés étaient considérés comme dangereux, tout comme 62 % des bijoux fantaisie et 45 % des jouets.

« Il n’y a pas de raison de tolérer en ligne ce que nous n’acceptons pas dans les commerces physiques », a dit Bruno Le Maire, ministre de l’économie, au quotidien.

Cent millions d’utilisateurs revendiqués

Après avoir notifié la plateforme de la présence de ces produits illicites, la DGCCRF a constaté que, même une fois retirés, ils réapparaissaient souvent sous un autre nom. Elle a donc sommé Wish de se mettre en conformité et estime n’avoir depuis pas reçu de « réponse satisfaisante », d’où sa décision. La sanction devrait durer jusqu’à ce que Wish se remette en conformité avec la loi.

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Plus globalement, dans le cadre de son enquête sur la sécurité des produits vendus sur les places de marché en ligne, la DGCCRF avait annoncé à la mi-octobre avoir constaté la présence de 60 % de produits non conformes sur diverses plates-formes, dont 32 % étaient dangereux.

Créée en 2010 et basée à San Francisco, Wish appartient à la société ContextLogic. Elle revendique quelque 100 millions d’utilisateurs actifs, et est entrée en Bourse à Wall Street en décembre 2020. En novembre 2020, la plate-forme avait déjà été épinglée par la répression des fraudes dans une autre enquête : elle était notamment accusée de faire des réductions de prix « trompeuses » et de mettre en vente des produits d’appel qui n’étaient pas réellement disponibles.

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Le Monde avec AFP



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