Bpifrance accélère dans les « deep tech », ces sociétés de technologies de rupture

Bpifrance accélère dans les « deep tech », ces sociétés de technologies de rupture


Sur le site de production d’insectes de la société Ynsect, à Dole (Jura), en février 2018.
Sur le site de production d’insectes de la société Ynsect, à Dole (Jura), en février 2018. SEBASTIEN BOZON / AFP

Comment faire des travaux issus de la recherche publique française des entreprises prospères ? C’est tout l’enjeu du plan Deeptech, lancé en janvier 2019 par Bpifrance, et dont un premier bilan a été dressé lundi 9 mars. Même s’il n’observe encore que des « signaux faibles », les indicateurs sont encourageants, à en croire Paul-François Fournier, directeur exécutif innovation de la banque publique.

Une chose est sûre : l’institution est en bonne voie pour remplir ses engagements. Sur le milliard d’euros qu’elle a promis d’injecter en cinq ans dans des fonds consacrés aux entreprises travaillant sur des technologies très loin d’être arrivées à maturité, 380 millions ont déjà été versés. Et sur les 300 millions d’investissements directs qu’elle prévoyait, elle en a déjà réalisé 140 millions. Elle s’attend à dépasser le plafond qu’elle s’était fixé.

Jamais les possibilités de financement n’ont été aussi élevées pour les sociétés de cette nature, qui réclament beaucoup de capitaux en raison du temps prolongé de recherche que leurs projets nécessitent avant toute commercialisation, et donc tout revenus. En 2019, alors même qu’elles ne représentaient qu’un dixième du nombre des start-up françaises, elles ont concentré environ un tiers des fonds levés dans l’année, soit 1,5 milliard d’euros. Cinq fois plus qu’il y a cinq ans.

Objectif : dépasser 400 à 500 créations de start-up par an

La banque publique a aussi réussi à diffuser son message à travers son « Deeptech Tour », qui a sensibilisé le monde universitaire à la possibilité de faire fructifier les travaux de recherche par la création de start-up. Ces événements, qui font salle comble, sont appelés à se multiplier. « L’idée n’est pas de faire de chaque chercheur un entrepreneur, cela restera une exception. Mais on ne crée pas assez de start-up, alors qu’on regorge de projets et de personnes compétentes dans les laboratoires », explique M. Fournier.

Bpifrance s’est appuyée sur le réseau des sociétés d’accélération du transfert de technologies (SATT) pour s’assurer de détecter sur tout le territoire les potentiels de création d’entreprises. En 2019, entre 150 et 200 start-up ont été créées à la sortie des laboratoires. L’objectif est de dépasser les 400 à 500 créations de nouvelles sociétés par an. Une cible « ambitieuse, mais atteignable », selon Arnaud de la Tour, codirigeant d’Hello Tomorrow, un événement consacré à ces sociétés.

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